Michaël Gallego

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MONO à la Maroquinerie (9 décembre 2012)

Dans l’univers un peu fermé du post-rock, MONO fait figure de référence, aux côtés de quelques grands noms tels que Mogwai, Explosions In The Sky ou GY!BE. Pour autant, MONO a ce petit quelque chose d’épique que les autres n’ont pas. Peut-être leur collaboration avec le Wordless Music Orchestra qui donne cette dimension unique à leurs titres. Du coup, j’étais un peu inquiet quant à leur capacité, à 4, à retranscrire toute la dimension de leur musique.

Et j’avais tort… Comme souvent dans le post-rock, et à fortiori chez MONO, les intros au glockenspiel (d’ailleurs fortes jolies dans le silence d’une salle de concert), ne sont qu’un prétexte pour des envolées foudroyantes (pour lesquelles la salle ne rendait d’ailleurs pas honneur, tant le son souvent saturait). L’imposant gong qu’ils se trimballent en live apporte un son peu inhabituel dans le post-rock, et les deux guitaristes du quator japonais (Takâkira Goto et Hideki Suematsu) donnent tout ce qu’ils ont pendant les (nombreuses) envolées des chansons, et parviennent largement à combler l’absence des violons présents, notamment, sur Hymn To The Immortal Wind et le magnifique album live avec l’orchestre Wordless Music.

Niveau setlist, nous avons eu le droit leur (très bon) EP For My Parents, ainsi que plusieurs chansons phares d’Hymn To The Immortal Wind dont Follow The Map et l’épique Ashes In The Snow.

A noter également que MONO est un groupe extrêmement réservé (et qui entretient certainement cette image). Nous avons pu boire un verre sur la table juste à côté d’eux, qui étaient tranquillement en train de lire. Et sur scène, on ne peut pas dire que MONO soit très communicatif : les deux guitaristes restent assis, leur regard constamment sur leur guitare et le visage caché par leur longue chevelure, ou encore le batteur qui allonge sa tête sur sa batterie lorsqu’il ne joue pas, et un simple salue japonais en guise d’aurevoir ! Et pour autant, ça ne m’a pas gêné un seul instant. La puissance et la beauté de leur musique compense largement leur inactivité totale sur scène.

Bref, un groupe que je souhaitais voir depuis longtemps et qui ne m’a pas déçu (si ce n’est par moment l’acoustique de la salle), et qui définit parfaitement ce qu’est pour moi le post-rock. A voir, d’autant plus qu’ils repassent en France le 19 février 2013 à Feyzin, le 26 février à Nîmes, le 27 février à Limoges, le 28 à Amiens et le 1er février à Mulhouse.

MONO sur scène